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La sync : ta musique dans un film ou une pub
Une pub, une série, un film, un jeu vidéo veut ton titre ? Il faut deux accords, un pour la chanson et un pour l'enregistrement. Ensuite, la Sacem te paie à chaque diffusion. Voici comment ça marche.
Fiche mise à jour le 24/10/2026, d'après le Code de la propriété intellectuelle, le CNM, la Sacem, la CSDEM et des professionnels de la sync. Les montants sont des estimations.

En bref
- Il faut deux autorisations : celle des auteurs ou de l'éditeur pour la chanson, celle du producteur pour l'enregistrement. Autoproduit sans éditeur, tu donnes les deux.
- La Sacem ne gère pas la sync : la licence se négocie en direct. Mais elle te paie ensuite des droits à chaque diffusion.
- Une licence se limite : média, territoire, durée, extrait. Ne cède jamais « tous droits » pour une petite somme.
Deux autorisations, pas une
La Sacem ne gère pas la sync : c'est l'éditeur, ou toi sans éditeur, qui négocie directement (CNM, 2024).
Deux façons d'être payé
- La licence (« fee »)Un montant négocié avant la diffusion, côté chanson et côté enregistrement. Souvent, les deux côtés sont payés à égalité.
- Les droits de diffusionEnsuite, à chaque passage télé ou cinéma, la Sacem te reverse des droits, à condition que ta chanson soit déposée et apparaisse dans le relevé des musiques du film ou de la série (la « cue sheet »).
Ce que précise une licence
- L'extrait utilisé et sa durée.
- Les médias : télé, cinéma, web, réseaux, affichage.
- Le territoire et la durée : en pub, souvent un an tous médias ; en film, bien plus long.
- L'usage : en fond dans la scène, ou mis en avant (souvent payé plus cher).
- L'exclusivité, s'il y en a une, et le prix de chaque côté.
- Les crédits, et les secteurs que tu refuses (alcool, politique, une marque qui te déplaît).
La clause dite « nation la plus favorisée » aligne le côté chanson et le côté enregistrement : si l'un obtient plus, l'autre aussi.
Combien ça rapporte
Comment être placé
- Des versions instrumentalesIndispensables : la voix gêne souvent le dialogue.
- Tes stemsLes pistes séparées, pour que le monteur adapte ton titre. Récupère-les au studio
- Des droits propresUne split sheet signée par tous les coauteurs, aucun sample non autorisé, des métadonnées exactes. La split sheet
- Les bonnes portesUn éditeur qui fait de la sync, les superviseurs musicaux, les catalogues et plateformes de sync. Lis leurs conditions avant de t'inscrire.
Les pièges
- Céder « tous droits, tous médias, monde, pour toujours » pour quelques centaines d'euros : limite toujours le média, le territoire et la durée.
- Un catalogue non exclusif qui réclame tes revenus YouTube : les règles de YouTube excluent ce cas de Content ID. Vérifie le contrat avant de signer.
- Un coauteur injoignable ou en désaccord : sur une œuvre à plusieurs, il faut l'accord de tous, sinon c'est le juge. Ta sync peut rester bloquée.
- Un sample non autorisé : la production refusera le titre.
Sources : Code de la propriété intellectuelle, art. L113-3, L131-3, L212-3, L213-1 ; CNM, « Premiers pas : l'édition musicale » (2024) ; Sacem, notice « Déclaration de musique de film ou de série » (2023) ; CSDEM, baromètre 2024 ; Bridge.audio et Your Music Marketing, guide de la sync (2024) ; Google, règles Content ID ; Cass. 1re civ., 14/10/2015 et 28/02/2024. Consultés le 24/10/2026.
Prochaine étape : prépare les instrumentaux et les stems de tes trois meilleurs titres.
Les fichiers à récupérer →Informations générales mises à jour le 24/10/2026, pas un conseil juridique personnalisé. Les montants sont des estimations : chaque sync se négocie. · Mentions légales